Lettre d'une fille à son père
J’ai connu un homme qui courait après sa vie
Poursuivi par des chimères et du vent
Comment n’avait-il pas compris
Que la vie était là tout simplement ?
Et dans sa quête désespérée
Il n’a pas pris le temps de se demander
Ou donc, vraiment, se cachait la vérité ?
Que non, il était beaucoup trop occupé !
Avait-il vraiment aimé ? Avait-il réellement donné ? Partagé ?
Où étaient le nécessaire, le superflu, l’essentiel ?
Pas le temps de s’arrêter
Il était bien trop pressé
Et l’illusion de sa vie au-devant de lui
Semblait par trop réelle
Qu’il fallait bien continuer de courir après elle.
Donc, il continuait sa poursuite
Convaincu qu’il contrôlerait la suite
Mais il voyait trop grand
Car, il avait oublié que, malheureusement,
Il n’était q’une goutte dans un vaste océan
Et un jour, l’inévitable est arrivé
Mais oui ! C’est la vie qui l’a attrapé !
Juste par derrière, sans qu’il s’en soit douté !
Et, bien entendu, le poids de toutes ces années
S’est mis à peser, l’a fait pencher, s’incliner, se courber
Puisqu’ il ne lui restait plus rien après quoi courir
Il n’eut plus d’autre choix que de réfléchir
Et sa dernière prise de conscience
Fut pour se rendre à l’évidence
Que le film de sa vie s’était déroulé sans lui.
Gali