Poème de Kalil Gibran.
« Aimez-vous sans faire de l’amour une prison.
Qu’il y ait plutôt entre les rives de vos âmes comme un mouvement de mer.
Remplissez la coupe de l’autre mais ne buvez pas à la même coupe.
Nourrissez-vous l’un l’autre mais ne mangez pas le même pain.
Chantez et dansez ensemble et soyez heureux mais que chacun de vous soit seul,
Comme sont seules les cordes du luth bien qu’elles vibrent d’une seule et même vie.
Donnez-vous votre cœur mais qu’aucun ne soit le refuge de l’autre
Parce que les colonnes du temple sont distantes et que le chêne et le cyprès ne poussent pas à l’ombre l’un de l’autre. »
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